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Quelle vie demain ?

Quelle vie demain ? Posted on 8 janvier 2020Leave a comment

On parle beaucoup de la fin de notre civilisation. C’est dans l’air du temps mais j’ai bien peur qu’il y ait un fond de réalisme là-dedans.

Notre avenir : décroissance ? collapsologie ?

Je ne suis pas devin, je ne suis experte en rien, mais comme tout le monde, je vois bien que quelque chose ne tourne pas rond. De mon point de vue, nous avons déraillé depuis les années 60. Je m’explique : après deux guerres mondiales et le traumatisme que chacun a subi, en pleine reconstruction urbaine et remembrement rural, avec l’essor des industries, des techniques, du confort ménager, …, chacun a voulu profiter. C’est naturel, mais c’est allé trop loin. La consommation est devenue la norme, comme si les ressources étaient inépuisables. Le système a duré jusqu’aux années 80 / 90, mais on en atteint aujourd’hui les limites.

Je vois, j’écoute et ce que j’entends n’est pas très rassurant : décroissance, collapsologie, … L’avenir n’est probablement pas rose, et tant qu’à y penser, autant s’y préparer individuellement, un peu.

Reconquête des savoirs ancestraux

base de panier tressé

Le progrès nous a tant apporté dans tous les domaines que le savoir ancestral s’est perdu. Qui sait encore tresser un panier ou une nasse, forger un outil, ramasser les plantes comestibles sauvages, faire face au mauvais temps, s’habiller, construire une maison, soigner un rhume ?
Monter une étagère suédoise est déjà souvent un problème insurmontable, alors …
Et nous sommes tous certains, en ouvrant un robinet, d’obtenir une eau potable à très bas prix. Pourvu que ce luxe dure …

Le progrès nous a tous, individuellement, dépossédés de notre capacité à prendre soin de nous, à subvenir à nos besoins de base. Nous sommes contraints d’acheter de quoi nous nourrir, nous vêtir, nous soigner, nous laver, nous amuser, … Et on nous fait consommer ce qui est rentable à produire, pas ce qui est bon pour nous. Jusqu’à la première moitié du XXè siècle, les objets étaient produits pour durer, être réparés, être transmis. De nos jours, on a dû inventer du vocabulaire pour décrire l’extrémité à laquelle on est arrivé : obsolescence programmée ! …

Au fil des époques, les hommes ont mis au point des techniques, des stratégies, ils ont accumulé des connaissances dans tous les domaines leur permettant de vivre mieux, plus longtemps.

Nous perdons ces richesses. Beaucoup d’espèces animales sauvages disparaissent, mais aussi beaucoup d’espèces domestiques, qui avaient fait l’objet de longues sélections d’élevage. L’agriculture a mis des siècles à nous fournir des semences adaptées à nos besoins et nos terroirs. Il aura suffi de quelques décennies pour imposer une uniformisation des productions. Quant aux connaissances techniques, le geste est perdu, l’outil est abandonné, l’artisan a changé de métier …

Transmission de la connaissance

Heureusement, les moyens de communiquer actuels ouvrent une page optimiste. Des savoirs sont accessibles, des passionnés sont disposés à transmettre. Partout, on peut rencontrer des « passeurs de savoir », chacun dans son domaine, au sein d’associations, ou individuellement. Paradoxe de cet outil hyper technologique, la collaboration et le partage sont l’essence même d’internet, qui pourrait bien contribuer à sauver les savoirs et connaissances essentiels.

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