La veille d’une boucle d’automne, le sac est encore ouvert à la maison, et on décide quelle trousse de secours entre dans la dernière poche, pour la journée ou pour plusieurs jours. Les vacances de la Toussaint courent du samedi 17 octobre au lundi 2 novembre pour les zones A, B, C et la Corse. On glisse alors un modèle déjà garni, tel quel, ou une pochette vide qu’on remplit quand la sortie s’allonge.
L’essentiel
Pour la journée, on prend une trousse déjà garnie, la Reliance Medical à 160 g, complétée par un tire-tique et des pansements anti-ampoules. Pour plusieurs jours, le contenu se compose dans une pochette étanche, pour une personne, et se range en haut du sac, de façon à sortir la trousse sans vider le fond.
Trois formats, selon la durée
Le ministère des Sports demande, pour une sortie en montagne, une trousse de premiers secours qui contient au minimum des pansements compressifs, des bandes et du sparadrap, accompagnée d’une couverture de survie et d’un téléphone. On choisit ensuite parmi trois formats, dans la rubrique Santé.
| Format | Contenu | Pour qui | Limite |
|---|---|---|---|
| Trousse déjà garnie | Bandes, pansements, gants, ciseaux et lingettes. La Reliance Medical REL416 pèse 160 g, pour 19,3 × 12,1 × 5,2 cm | Une journée, une personne | Plus courte que la liste de la Croix-Rouge : on ajoute un tire-tique et des pansements anti-ampoules |
| Pochette à remplir | Livrée vide. La Tatonka 2810, taille S, pèse 140 g, pour 18 × 12,5 × 5,5 cm, puis reçoit la liste d’une journée | Plusieurs jours, ou un contenu choisi article par article | À préparer avant le départ, et à revoir quand une date passe |
| Trousse du foyer | Alcool, pansements et compresses, dans le kit 72 h que décrit Géorisques | Le logement, une coupure, l’attente des secours | Elle reste avec le logement |
Pour le logement, Géorisques place dans le kit 72 h une trousse avec de l’alcool, des pansements et des compresses, celle qu’on laisse dans le kit d’urgence maison.
Ce qu’on met dedans pour une journée
La Croix-Rouge française indique les quantités pour une personne et une journée. On les suit pour le matériel de soin.
- 5 à 8 pansements prédécoupés, et 3 à 4 pansements anti-ampoules
- 4 compresses stériles de 10 × 10 cm
- une bande de 5 cm et une bande de 10 cm, avec un rouleau de sparadrap
- une pochette de sutures adhésives, de 6 à 10
- un désinfectant cutané non coloré, en petit flacon ou en 5 à 6 dosettes, et un flacon de solution hydroalcoolique de 30 à 50 ml
- 4 à 6 unidoses de sérum physiologique
- des ciseaux à bouts ronds, une pince à échardes, une aiguille fine, et 2 à 3 épingles à nourrice
- 2 paires de gants, un tire-tique, idéalement en deux tailles, et un sac pour les déchets
- du sucre en emballage individuel
La même liste ajoute une couverture de survie de grande taille, un sifflet, une lampe, et un papier plastifié qui porte l’identité, les traitements en cours, les allergies, la personne à prévenir et les coordonnées du médecin. La couverture de survie se choisit sur sa propre page, parce qu’elle sert aussi dans la voiture et à la maison, en plus de la trousse.
La Fédération française de randonnée recoupe ce matériel de base, et elle demande en plus une pochette solide et étanche. Les notices varient sur le détail des quantités. L’antalgique et les médicaments personnels se décident avec le médecin ou le pharmacien, pour la durée prévue : la fédération rappelle qu’une ordonnance vaut pour la personne à qui elle a été faite.
Quand la sortie passe à plusieurs jours, la Croix-Rouge demande d’adapter le contenu à la durée et à l’éloignement, et la fédération ajoute un surplus de médicaments personnels si le séjour se prolonge. Pour un groupe, la trousse d’animateur double les compresses, les pansements, les bandes et les gants, de façon à dépanner un ou deux participants.
Kit déjà garni ou pochette à remplir
La Reliance Medical REL416 réunit deux bandes, l’une de 5 cm sur 4 m et l’autre de 7,5 cm sur 4 m, dix pansements lavables, cinq boules de coton, une paire de gants, six épingles à nourrice, des ciseaux, deux lingettes de nettoyage, une notice et un sac.
La Tatonka 2810, en taille S, arrive vide. Elle a une poignée, une fermeture sur tout le pourtour, un compartiment cloisonné et une attache de ceinture, à la verticale comme à l’horizontale. On y range la liste par usage, les plaies d’un côté et les bandes de l’autre, le matériel le plus utile devant, comme le demande la Croix-Rouge, et le papier des traitements reste accessible sur le dessus du sac, là où la fédération le place.
Si la blessure dépasse le pansement
Quand une chute ou un malaise dépasse le pansement, on suit les consignes ci-dessous, chacune au nom de l’autorité qui la publie.
- La Croix-Rouge française, pour la randonnée, demande de garder son calme, de sécuriser la zone, de protéger la personne avec une couverture ou un vêtement chaud, et d’alerter le 112 en donnant le lieu et la situation.
- Ma Sécurité, au ministère de l’Intérieur, demande d’appeler le 18 ou le 112, ou d’accéder au 114 quand parler ou entendre devient difficile, en précisant le lieu (massif, commune, altitude, versant, coordonnées), l’heure, le nombre de personnes, la gravité, les gestes déjà faits et la météo du moment.
- Service-Public décrit le 15 pour le Samu, le 18 pour les pompiers, le 112 pour être orienté vers le bon service dans toute l’Union européenne, et le 114, gratuit, pour les personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques, par application, par internet ou par SMS.
- Les sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne, sur leur page d’accident de la route, demandent de laisser un blessé en place, sauf danger imminent, par exemple un incendie, un risque d’explosion ou une circulation dense.
La Croix-Rouge ajoute un sifflet de signalisation à cette liste. On le choisit comme le sifflet de survie.
En pratique
- Choisissez une journée ou plusieurs jours, selon la boucle prévue.
- Pour la journée, prenez la trousse déjà garnie, puis ajoutez un tire-tique et des pansements anti-ampoules.
- Pour plusieurs jours, remplissez la pochette vide avec la liste d’une personne, dans une enveloppe étanche, et prévoyez un surplus de médicaments personnels si le séjour peut s’allonger, comme le demande la fédération.
- Ajoutez la couverture de survie, le sifflet et le papier des traitements, que la Croix-Rouge place à côté de la trousse. Laissez le téléphone chargé pour l’appel.
- Rangez la trousse dans une poche extérieure ou en haut du sac, comme le demande la Croix-Rouge.
- Prévenez un proche de l’itinéraire et de l’heure de retour, comme le demandent Ma Sécurité et la Croix-Rouge.
- Au retour, remplacez ce qui a servi. À la maison, Géorisques demande de revoir le kit une fois par an, en particulier les dates des médicaments.