Le kit d’urgence 72 h de Géorisques réclame des vêtements chauds et une couverture de survie. Le film métallisé renvoie une partie de la chaleur que le corps rayonne, coupe un peu le vent, et se repère de loin quand l’une des faces est orange. On l’ajoute au sac pour s’en servir le temps d’attendre. L’objet prolonge comment survivre seul en pleine nature, où l’on s’abrite d’abord avant de poser une couche, et complète les outils indispensables pour le survivalisme sur la durée d’une pause.
L’essentiel
Choisissez un film en polyéthylène métallisé au format une personne, soit 142 × 213 cm pour 82 g chez SOL, avec la face orange dehors si vous tenez à être vus. Il s’enroule par-dessus des vêtements secs, en restant isolé du sol. L’erreur classique consiste à traiter ce rectangle comme une tente ou un duvet, puis à s’allonger nu sur la terre humide.
Deux matières, deux durées de vie
| Critère | Lot pharmacie / coffre | Film type SOL Emergency Blanket |
|---|---|---|
| Matière | Polyester métallisé très mince | Polyéthylène métallisé sous vide |
| Déchirure | S’effiloche en bandes dès l’entaille | SOL : le film ne s’effiloche pas s’il est percé |
| Visibilité | Souvent argent / argent | Orange + métallisé |
| Masse | Quelques dizaines de grammes | 82 g, une personne |
| Ouverture | Souvent collé | Annoncée facile |
SOL annonce 90 % de la chaleur corporelle réfléchie, un rectangle de 56 × 84 pouces (142 × 213 cm), 2,9 oz (82 g), étanche et coupe-vent. Le polyester très mince des lots à bas prix claque au vent et part en bandelettes, quand le Heatsheets se présente comme plus silencieux, avec des déchirures réparables si l’entaille est nette. Ce qu’on achète, c’est donc une matière et un format, davantage qu’un mot imprimé sur une pochette.
La version XL vise deux personnes et porte des consignes imprimées sur le film. Même matière, surface différente, et toujours un film.
À quoi le rectangle sert
SOL le dimensionne pour une personne, ce qui laisse quelques usages tenant dans cette surface :
- s’envelopper pour limiter la déperdition, une fois à l’abri du vent le plus violent ;
- se poser dessus, en appoint d’un sac ou d’un carton, pour couper un peu l’humidité du sol ;
- couvrir un enfant ou un adulte le temps d’attendre ;
- déployer la face orange pour les secours.
Le film s’attaque surtout au rayonnement, sans emprisonner d’air comme le font une ouate ou un duvet. Faute de couche isolante entre le corps et le sol, c’est le sol qui gagne. L’ordre est donc simple : vêtements secs, isolation sous le corps, puis le film par-dessus.
SOL évoque également un usage en « tarp » ou en « sleeping bag ». Un film tendu entre deux arbres ne dispose ni d’œillets renforcés ni de ridgeline, et un sac de couchage suppose de l’isolant tout autour du corps. Autant garder le duvet quand on part dormir dehors, et réserver le film à l’attente.
Comme il est étanche des deux côtés, la vapeur du corps condense à l’intérieur. On aère donc un peu, on conserve une couche de vêtement qui absorbe et l’on évite de se sceller comme un paquet. Enfin, on tient le rectangle loin d’une flamme, parce que le plastique fond.
En pratique
- Ranger un rectangle par personne dans le sac, la boîte à gants ou le sac d’évacuation, dans sa pochette, à plat.
- L’ouvrir avant d’avoir vraiment froid, dès que l’on s’arrête mouillé et que le vent part.
- S’asseoir sur le sac ou un isolant, film par-dessus les vêtements, face orange dehors si l’on veut être vu.
- Garder une voie d’air au visage. Prévoir un ruban toilé pour une entaille nette.
En voiture, le chauffage reste plus utile tant qu’il fonctionne, et le film prend le relais quand il manque. Au camp, sous un vrai toit, il ajoute une couche réfléchissante.
Signalement et place dans le sac
La face orange « haute visibilité » constitue un canal de jour, à déployer, à tenir ou à poser sur un sac, tandis que la face métallisée peut renvoyer un bref flash de soleil au bon moment. Pour le son, on garde un sifflet ; pour la nuit, une lumière.
Le poncho se porte, le tarp se tend, le film s’enroule : trois objets pour trois intentions. Le choix se fait selon le sac, avec le film seul quand on cherche à ne porter que 80 g, et les autres pages quand on marche sous la pluie ou qu’on bivouaque volontairement. Tout cela reste dans la rubrique Survie.
Le lot gadget garde sa place en plus d’un film correct, dans la boîte à gants, sans le remplacer. Autant l’ouvrir une fois de jour : s’il se déchire, la leçon est apprise. Le SOL Emergency Blanket, lui, offre du polyéthylène métallisé, 90 % annoncés, 142 × 213 cm, 82 g et de l’orange. On l’ajoute, et on s’en sert le temps d’attendre.