Un purificateur UV est une lampe, que l’on plonge dans une gourde. La lumière UV-C endommage les micro-organismes. Rien n’est retiré : ni le sable, ni la couleur, ni le goût de tourbe. Parmi les moyens d’assainir son eau, c’est l’objet qui vise virus et protozoaires sans chimie, à condition que l’eau soit limpide. L’ANSES range les rayonnements UV parmi les procédés autorisés pour désinfecter l’eau destinée à la consommation humaine, aux côtés de l’ozone, en alternative au chlore. Le CDC, lui, borne les stylos portables : petits volumes, eau claire. Ces trois objets se rangent dans la gestion de l’eau.
L’essentiel
Choisissez un stylo USB (Steripen Ultra : 0,5 L en 48 s, 1 L en 90 s, ~50 L par charge) pour une eau déjà lisible. Préfiltrez dès que l’eau est trouble. L’erreur : plonger la lampe dans un ruisseau laiteux et boire à la fin du cycle, alors que les particules font écran.
UV, paille, pastille
| UV-C (type Steripen) | Paille 0,2 µm | Pastille chlore / ClO₂ | |
|---|---|---|---|
| Virus | Annoncés (Ultra : 99,9 %) | Hors spectre d’un microfiltre | Oui, temps de contact |
| Bactéries, protozoaires | Annoncés | Oui (membrane) | Bactéries oui ; kystes : délai plus long |
| Sédiments | Ils gênent | Oui, jusqu’au colmatage | Ils consomment le désinfectant |
| Goût / chlore | Aucun ajout | Aucun ajout | Goût possible |
| Piles | Oui (USB ou piles selon modèle) | Non | Non |
| Eau trouble | Inutile sans préfiltre | Possible, débit en baisse | Préfiltre demandé |
Le CDC :
- faire bouillir reste le premier choix (1 minute à gros bouillons ; 3 minutes au-dessus de 2 000 m / 6 500 pieds) ;
- ensuite : filtrer, puis désinfecter ;
- les unités UV portables tuent parasites, bactéries et virus dans de petits volumes d’eau claire ;
- filtrer avant l’UV ; la lumière voyage mal dans l’eau trouble, les particules font écran ;
- pollution chimique, toxines, radioactivité : changer de source, la lumière n’y suffit pas.
Katadyn, sur l’Ultra : eau claire seulement ; l’eau chargée de sédiments diminue l’efficacité. On préfiltre, ou l’on change d’outil.
L’ANSES rappelle que le chlore a un pouvoir rémanent dans les canalisations. L’UV, lui, agit au moment du cycle. On boit ensuite, ou l’on retravaille : la lumière ne conserve pas, contrairement à l’argent d’une pastille Forte.
Steripen Ultra : les chiffres utiles
- UV-C, 0,5 L en 48 secondes ou 1 L en 90 secondes ;
- 8 000 activations ;
- batterie lithium interne, recharge USB ;
- environ 50 litres (50 traitements) par charge pleine ;
- 140 g avec batterie, 18,6 × 4,1 × 3,2 cm ;
- diamètre mini de goulot : 20 mm ;
- housse néoprène et câble USB ;
- 99,9 % des protozoaires (dont Giardia et Cryptosporidium), bactéries et virus, eau claire.
Un clic = 1 L, deux clics = 0,5 L. On agite pendant le cycle, pour que la lumière atteigne tout le volume. Les broches capteurs doivent être mouillées pour démarrer. Un goulot trop étroit (moins de 20 mm) bloque la tête. Une gamelle trop large laisse la lampe loin des parois : le volume traité n’est plus le litre de la notice.
50 L par batterie, c’est une cinquantaine de litres clairs. Un panneau USB ou une powerbank rentrent dans le mode d’emploi : Katadyn cite panneau, ordinateur, prise voiture.
Pourquoi l’eau trouble annule le cycle
L’UV-C voyage en ligne droite. Une particule d’argile, une algue, un débris : une zone d’ombre. Le germe dans l’ombre reste intact.
Préfiltre, concrètement : linge propre, filtre à café, cartouche, sac à gravité, même une paille pour remplir un second contenant. On UV ensuite le litre déjà clarifié. Deux objets, deux gestes.
L’eau « un peu jaune » de tourbière peut rester limpide : la couleur dissoute diffère du limon. Dès que l’eau n’est plus lisible, on clarifie.
En pratique
- Remplir un contenant au goulot ≥ 20 mm, d’eau lisible. Si elle est trouble : préfiltrer d’abord.
- Choisir le cycle qui correspond au volume (0,5 L ou 1 L), plonger, agiter jusqu’au sourire de l’écran.
- Boire dans ce contenant, propre. Verser dans un gobelet sale refait le travail à l’envers.
- Recharger avant le 0 % (indicateur de batterie faible sur l’Ultra). Sécher les broches. Tenir la lampe de verre à l’abri des chocs.
On l’achète si l’on a surtout de l’eau claire (lac d’altitude, robinet douteux, hôtel), si l’on refuse le goût du chlore, si l’on a de quoi recharger. On l’accompagne d’un préfiltre ou de pastilles dès que l’eau n’est plus lisible. En coupure domestique, l’UV sert si l’eau sort encore claire. Un stylo de 1 L reste un traitement de gourde, distinct d’un stérilisateur de cuve. Katadyn vend un préfiltre souple (FitsAll) en accessoire recommandé : cohérent avec la limite « eau claire ».