Alimentaire

Ouvre-boîte manuel : ouvrir des conserves sans électricité

Ouvrir les conserves du placard quand le courant manque : un papillon de tiroir ou un P-38 de 38 mm, pour que le stock familial de 72 heures serve enfin.

Ouvre-boîte manuel à côté de conserves

Une conserve fermée n’est qu’un cylindre tant que le sertissage tient. Géorisques range l’ouvre-boîte parmi les outils de base du kit 72 heures, juste à côté du couteau, et sans lui le stock alimentaire 72 heures ne quitte pas l’étagère. Il est question ici de l’outil lui-même. Comme les rations de survie arrivent souvent en barquettes à anneau, un placard ordinaire mélange les anneaux, les clés à sardines et les boîtes lisses ; c’est pour ces dernières qu’il faut prévoir de quoi ouvrir. Le sujet appartient à la rubrique Alimentaire.

L’essentiel

L’ouvre-boîte manuel devient la clé du placard dès que la prise est morte. Un papillon de tiroir suffit à tenir le dîner familial, tandis qu’un P-38 de 38 mm tient sur un trousseau. Mieux vaut en essayer un une fois avant de le ranger avec le stock. Attention au bord, qui reste tranchant : on verse avec précaution.

Pourquoi un outil dédié

Le courant manque. L’ouvre-boîte électrique du plan de travail s’arrête, et le modèle à pile du tiroir avec lui. Un manuel, à levier ou à lame pliante, continue de fonctionner.

Beaucoup de boîtes restent lisses. Les gros formats, les marques premiers prix, les fonds de rayon et les stocks anciens conservent un sertissage classique. Compter sur l’anneau, c’est risquer de passer une soirée devant un cylindre.

Le couteau reste un couteau. Forcer une lame fine sous un sertissage se termine aux urgences. Le kit officiel cite d’ailleurs « couteau multifonction ou ouvre-boîte », et ce « ou » désigne bien un outil prévu pour le métal.

Un foyer qui garde déjà un papillon dans son tiroir a donc l’essentiel. Cette page s’adresse à ceux qui en cherchent un, ou qui veulent un second exemplaire, plus petit, à glisser dans le sac.

Deux familles, un seul travail

TypeGestePlaceLimite
Levier / « papillon » de tiroirOn pince le sertissage, on tourneCuisine, kit maisonEncombrant dans un sac, pièces qui se perdent
P-38 / P-51, lame plianteOn pique, on avance le long du bordSac, trousseau, fond de tiroirLent, coupant, demande un peu de poignet
Anneau intégréOn tireLa boîte elle-mêmeL’anneau casse, ou il manque

Il en faut au moins un qui fonctionne sans prise, et surtout l’habitude de l’essayer avant le jour J.

Le P-51 est le grand frère du P-38, avec le même principe sur une longueur supérieure, ce qui économise quelques tours. Cette page retient le P-38, le plus répandu sur un trousseau.

Le P-38 en détail

Rothco publie un G.I. P-38 (item 99370) :

  • acier, placage ;
  • 1,5 × 5/8 pouce, soit environ 38 × 16 mm ;
  • un trou pour anneau de clé ou plaque.

Trente-huit millimètres correspondent à la longueur de l’outil, d’où le nom courant de « P-38 ». Il s’agit d’un rectangle d’acier muni d’une petite lame rabattable.

L’outil perce le sertissage puis avance par petits coups jusqu’à faire le tour complet, laissant au papillon de cuisine le soin du dîner d’une famille pressée. Rothco donne Taïwan comme origine pour ce modèle en acier électroplaqué, mais pour ouvrir une boîte de lentilles, le tranchant et le trou d’anneau pèsent bien plus lourd que la généalogie.

En pratique

  1. Poser la boîte sur une table. Déplier la lame. La piquer dans le sertissage, près du bord.
  2. Faire levier pour ouvrir une entaille, puis avancer cran par cran le long du cercle.
  3. Relever le disque avec le dos de l’outil. Verser dans une assiette : le bord coupe.
  4. Si ça coince, changer d’entaille ou prendre le papillon de tiroir. Une boîte bombée, rouillée : on jette.
  5. Essuyer, sécher, replier. Vérifier une fois par an, en même temps que les dates du stock.

Il en faut un dans le tiroir, celui du mardi, et un dans le sac 72 h ou au trousseau, le P-38 tenant sur un anneau. On l’essaie une fois sur une boîte destinée au dîner, et si la lame se révèle trop molle, on se rabat sur un papillon.

Les enfants restent à l’écart du P-38, trop petit, trop coupant et trop lent pour eux : l’adulte ouvre, ou bien l’on choisit des boîtes à anneau.

La ration type RCIR décrit des barquettes de 300 g dont beaucoup s’ouvrent à l’anneau. Le placard d’un foyer, lui, sur trois soirs, réclame encore l’outil.

Produits cités

Rothco G.I. P-38

38 mm d'acier, trou pour anneau. Lent, coupant, second outil de sac.

Voir le P-38 Rothco