Une powerbank stocke de l’électricité déjà produite pour la restituer en USB. On la charge sur une prise, dans une voiture, ou depuis un chargeur solaire portable pour la rando et les coupures, avant de s’en servir de jour comme de nuit. Le duo panneau plus batterie est déjà traité du côté des chargeurs, et les cinq solutions familiales face aux coupures d’électricité parlent de station plutôt que de batterie de poche. Il s’agit ici de choisir la batterie, celle qui suffit pour un téléphone et une lampe frontale pour une coupure. Tout cela se range dans la rubrique Energie.
L’essentiel
Pour le sac, une 10 000 mAh USB-C déjà pleine suffit : environ 37 Wh côté cellules, soit plutôt 6 000 à 7 200 mAh utiles en 5 V. La 20 000 mAh double la réserve, pour la maison, au prix du poids. L’erreur classique, c’est de croire le slogan des « trois smartphones » et de partir avec une jauge à zéro.
Stockage USB, distinct d’un panneau
Un panneau de 10 à 30 W convertit la lumière sans rien garder, quand une powerbank garde des watt-heures. Sans soleil, le panneau reste muet ; sans charge préalable, la batterie aussi. D’où un ordre logique :
- Partir avec la powerbank pleine.
- Le panneau la recharge s’il y a du soleil.
- Le téléphone et la frontale USB se rechargent depuis la powerbank, pas depuis un courant qui varie à chaque nuage.
Il existe des « powerbanks solaires » tout-en-un, avec un petit capteur collé sur la batterie. C’est un appoint et non une source, et mieux vaut séparer les deux objets.
mAh, Wh, 5 V : le chiffre qui sert
L’étiquette annonce 10 000 ou 20 000 mAh. Ce milliampère-heure mesure une charge, prise au voltage des cellules, soit souvent 3,6 à 3,9 V. L’énergie, elle, se compte en watt-heures :
Wh = (mAh / 1000) × voltage des cellules
En watt-heures, 10 000 mAh à 3,7 V donnent 37 Wh, et 20 000 mAh, 74. Or, pour sortir du 5 V USB, il faut un convertisseur, si bien que même sans aucune perte, 37 Wh divisés par 5 V ne font que 7 400 mAh. Le rendement réel tombe ensuite autour de 6 000 à 6 500 mAh effectivement livrés, une fois la chaleur, le câble et le téléphone pris en compte.
La Nitecore NB10000 Gen4 affiche les deux langages sur sa coque : 39 Wh, soit l’équivalent de 10 000 mAh à 3,9 V, et 6 800 mAh à 5 V sous 3 A, ou 7 200 mAh à 5 V sous 1 A. Elle indique donc directement le 5 V, ce qui facilite la comparaison.
| Étiquette | Énergie cellules (ordre) | USB 5 V utilisable (ordre) | Usage |
|---|---|---|---|
| 10 000 mAh | 36 à 39 Wh | environ 6 000 à 7 200 mAh | 1 téléphone + une frontale USB, 24 à 48 h |
| 20 000 mAh | 72 à 78 Wh | environ le double | 2 téléphones, ou 1 téléphone plusieurs jours |
| Station 1 kWh | 1 000 Wh | autre monde | frigo, box : la page coupures |
L’IATA durcit ses règles passagers au-delà de 100 Wh, si bien que 37 ou 74 Wh passent en cabine dans le cas général. On garde la batterie avec soi et l’on vérifie auprès de la compagnie.
USB-C : vitesse et réserve
Une powerbank utile dispose d’au moins un USB-C, en entrée comme en sortie, un USB-A supplémentaire servant aux câbles anciens et à certaines frontales. La puissance annoncée, 18 W, 22,5 W ou 30 W, décrit la vitesse et non la réserve : 30 W remplissent un téléphone plus vite sans ajouter le moindre watt-heure. En coupure, la jauge compte donc davantage que la vitesse, tandis qu’en rando, 22,5 à 30 W en USB-C suffisent pour un téléphone. Un PC portable, qui réclame souvent 45 à 65 W sous 20 V, sort du domaine d’une 10 000 mAh de poche, sauf mention contraire du fabricant.
Avec deux ports utilisés en même temps, le fabricant impose souvent un plafond total plus bas : la Nitecore Gen4 donne 22,5 W au maximum par USB-C, mais 15 W au total. Brancher deux charges revient donc à partager ce plafond.
L’Anker Nano 10 000 mAh, modèle A1259 doté d’un USB-C 30 W bidirectionnel et d’un câble intégré, représente le format de poche vendu en France, en 10,5 × 5 × 2,5 cm. Là encore, mieux vaut retenir 37 Wh et plutôt 6 000 à 7 200 mAh utiles que le slogan de l’emballage.
Coupure et rando
Rando. Le poids commande : une 10 000 mAh en USB-C, déjà pleine, plus un panneau de 10 W si l’on part plusieurs jours au soleil. La frontale hybride se recharge sur la powerbank, à moins qu’on ne lui mette des AAA. Et l’on évite de vider la batterie pour un MAX POWER de 450 lm.
Coupure. Le poids ne compte plus, ce qui permet d’aligner une 10 000 et une 20 000, toutes deux chargées avant l’hiver, la seconde étant réservée aux téléphones et à une ampoule USB. Le réfrigérateur, lui, relève de la station évoquée dans la page coupures.
Dans les deux cas, on recharge après usage, même partiel. Une lithium-ion oubliée à 0 % pendant six mois ne constitue plus un stock, contrairement à une jauge à mi-course contrôlée une fois par trimestre. Et un second câble USB-C dans la boîte d’éclairage coûte toujours moins cher qu’une seconde batterie mal choisie.
En pratique
- Choisir 10 000 mAh USB-C pour le sac, 20 000 mAh pour le tiroir, et lire les Wh sur la coque.
- Partir (ou entrer dans l’hiver) avec la batterie pleine.
- Recharger téléphone et frontale depuis la powerbank ; le panneau, s’il y en a un, recharge la powerbank.
- Contrôler la jauge une fois par trimestre ; éviter le 0 % prolongé.
Une 10 000 mAh représente environ 37 à 39 Wh, soit plutôt 6 000 à 7 200 mAh utiles en 5 V, quand une 20 000 mAh double le chiffre pour un poids supérieur, ce qui la destine à la maison. Ce qu’on achète, c’est une jauge ; le « ×4 smartphones » reste sur l’étiquette.